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  • gmbsomato

Une femme sur quatre

Une femme sur quatre, risque au cours de sa vie de vivre une grossesse arrêtée.


Les fausses couches représentent 10 à 20% des grossesses.

Les grossesses extra utérines représentent environ 2% des grossesses.


Il faut bien sûr ajouter les Morts Fœtales In Utero, qui représentent le décès du fœtus avant le jour de sa naissance.


Pour la grande majorité des cas cette perte se fait dans la douleur et le silence, les couples étant tenus au fameux silence des trois premiers mois.


Les trois premiers mois qui, on le sait, sont extrêmement stressants, de par le risque de grossesse arrêtée, mais aussi par le fait de vivre de sa grossesse sans devoir le révéler.


Masquer ses formes naissantes, inventer des prétextes pour ne pas voir sa grossesse annoncée "avant l'heure", en parler ou non, à sa famille, à ses amis, à son employeur.


En réalité ça ne protège pas vraiment de ne rien dire, si le pire devait arriver, il me semble nécessaire d'être accompagnés, soutenus et entendus.


Ces grossesses arrêtées laissent des traces, visibles (le corps se souvient de tout) ou non, pour les parents, l'entourage, les éventuels frères et sœurs, mais aussi pour l'enfant qui viendra peut être après tout ça.


Ou quelquefois même pour la lignée qui suivra, si vous constatez des fausses couches à répétition dans votre arbre généalogique, ou si par exemple toutes les femmes de votre lignée perdent un enfant entre l'aîné et le second, il peut être intéressant d'entreprendre des démarches pour essayer de comprendre.


Si vous vivez cette situation n'hésitez pas à en parler et à prendre rdv avec un thérapeute , ce n'est pas rien, jamais rien, c'était un bébé, votre bébé, vous l'avez imaginé dès les premiers essais.


Ne laissez personne minimiser votre peine car "cela ne faisait que quelques semaines" ou que "vous êtes encore jeunes, et vous en aurez un autre", un autre peut être, mais pas celui là.


Prenez le temps et prenez soin de vous.




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